Historique des télévisions locales en France

La France se distingue par une tradition jacobine et donc une centralisation des pouvoirs politiques et économiques.
En ce qui concerne la télévision locale, le pouvoir a donc toujours préféré mettre en place les décrochages régionaux de France 3, la troisième chaîne historique, plutôt que de favoriser une véritable implantation de télévisions régionales ou locales.

En 1972, l’Etat français a accordé à la troisième chaîne nationale publique (aujourd’hui France 3) le statut de chaîne des régions. Cette chaîne a donc été en mesure de proposer des décrochages régionaux. A ce titre, la France ne dispose pas de chaînes régionales de plein exercice diffusant 24 heures sur 24 comme l’Espagne ou l’Allemagne.

Le plan câble (canal réservé à la vie municipale obligatoire puis facultatif après 86), crée en Novembre 1982 n’a eu qu’un faible développement sauf dans quelques régions (Est).
La loi d’août 2000 sur l’audiovisuel a permis aux télévisions de statut associatif de se porter candidates à la fréquence hertzienne mais ne leur donne pas les moyens économiques adaptés.

Ainsi, la France compte aujourd’hui seulement 145 chaînes locales, dont 45 chaînes locales hertziennes et 100 canaux locaux du câble.
Leur bassin de diffusion est plus petit que les chaînes régionales de France 3, souvent à l’échelle d’un département mais plus généralement d’une communauté urbaine ou d’une ville.
 
A ces chaînes locales, s’ajoutent les télévisions de proximité des Vidéos de pays et de quartiers (associations, SCIC, SCOP), non reconnues dans la typologie du CSA, qui diffusent sur le Web et par projections publiques.
Les Vidéos des Pays et des Quartiers sont aujourd’hui répartis dans 13 régions de France. Ces acteurs de l’audiovisuel participatif sont concernés par des bassins de population plus étroits, à l’échelle d’une ville voire d’un quartier, ou par un territoire identifié par son histoire, sa langue, sa culture…