Etape 4 - Les programmes

La question des programmes est étroitement liée à la ligne éditoriale de chaque télévision participative et à l’objectif de mise en valeur du territoire concerné et de ses habitants. Il ne s’agit pas en effet de «faire participer» les habitants en leur demandant d’exprimer par oui ou non leur assentiment sur un sujet, ou en les invitant comme spectateurs du débat, mais de construire avec eux une image cohérente et dynamique de leur pays.

Il s’agit donc d’une démarche totalement différente de celle d’une télévision classique qui ne donne finalement à voir qu’un modèle de civilisation à la fois éclaté et édulcoré. Là, il faut au contraire souligner les différences. Cela oriente donc les sujets vers le développement local, les expériences émergentes, les débats de société et la mise en valeur du patrimoine.

Régie multicam à O2Zone TV - Salon de Provence

Les télévision participatives se sont parfois obligées à suivre plus ou moins une grille classique de programmes afin de ne pas perturber complètement le public. À la demande récurrente d’être plus informatives sur les événements locaux et leurs liens avec les autres médias, elles peuvent disposer maintenant des réponses offertes par Internet. En construisant leur site, elles ont maintenant des possibilités d’espace et une vitrine qu’un magazine, conçu dans un temps contraint, ne pouvait leur offrir.

Elles sont souvent perçues comme un lieu ressource de la mémoire locale. Il s’agit alors de savoir comment gérer au mieux ce patrimoine d’images et de le valoriser dans le respect de tous. Il y a des liens à trouver et à construire avec les lieux officiels en charge des archives locales pour en imaginer ensuite l’exploitation.

Enfin, elles ne doivent pas non plus devenir «nombriliques» et «égocentrées». C’est pourquoi elles développent depuis toujours des échanges de programmes avec les autres télévision de la Fédération, des médias libres et de l’étranger : Télévision Yaka au Burkina Faso, festival slovaque de Golden Beggar, en Allemagne, au Québec, en Espagne...

Il leur faut donc jongler avec ces différentes contraintes tout en maintenant cet idéal de démocratie participative et d’outil de développement du territoire qui reste leur fondement premier.