Les bénévoles en tournage sur le Festival EHZ
- Aldudarrak Bideo a mis en place une formation au tourné-monté avec les bénévoles de Kanaldude, la télévision associative de Saint Martin d'Arrossa. Animée par Thierry, coordinateur de la fédération, cette formation s'est déroulée sur le festival EHZ, Euskal Herria Zuzenean (Le Pays Basque en direct), festival Rock en Pays Basque.
Cet atelier propose sur une journée de s’initier à la réalisation de reportages vidéo ou de fictions avec la contrainte de tourner dans l’ordre chronologique du récit. Cette méthode permet d’obtenir des programmes courts de 1’30 à 3’ ne nécessitant pas ou très peu de montage.
Cette pratique a été largement expérimentée à la Fédération par Nicole Alix, présidente de la fédération de 1999 à 2005, et notamment auprès de porteurs de projets de TV participative : Vivé TVà Grigny, TV Brenne…)
Par sa simplicité (pratique immédiate, formats courts, caméras amateurs ou semi-pro), par son efficacité (le sujet tourné est immédiatement visible dans sa globalité), elle s’adapte particulièrement aux projets associatifs impliquant des bénévoles non avertis en audiovisuel : réalisation de reportages sur les activités quotidiennes, couverture audiovisuelle d’événements associatifs par les bénévoles, production de programmes courts destinés a être diffusés sur un plateau TV participatif.
- Au festival EHZ, depuis vendredi, plusieurs équipes de 3 bénévoles ont suivi cette formation, bien qu'étant déjà initiés à la vidéo. L'intérêt principal de cette méthode réside dans la double contrainte du tournage dans l'ordre chronologique et du format court de 1 min 30, qui demande de penser son reportage à l'avance : préciser son intention, décliner les séquences et les plans à tourner, déterminer une ou deux questions maximum à poser, imaginer une ouverture, un développement et une chute pour le film.
Il s'agit de donner du sens aux images que l'on va tourner, et pour le formateur de sensibiliser les bénévoles au travail de rédaction qui précède un tournage, à l'importance de s'approprier son sujet pour lui donner de la force, à la nécessité de tourner court pour ne pas être débordé par les rushes.
Avant ce travail, le formateur rappelle les fondamentaux de la prise de vue : la mise sous tension de la caméra et l'enregistrement ; la notion de plan, d'échelle de plan, de mouvements de caméra, les postures de cadrage avec et sans pied, la prise de son. Ces fondamentaux sont appliqués directement à travers une série d’exercices pratiques, suivis d’une analyse collective des images et sons enregistrés.
Chaque équipe travaille ensuite à la préparation de son sujet, puis part en tournage, sans le formateur qui reste cependant disponible au local pour toute question ou problème rencontré.
Enfin, après chaque tournage, un débriefing permet de relever les points forts, les difficultés rencontrées et de d'affiner la méthode de travail en collectif.
Avant ce travail, le formateur rappelle les fondamentaux de la prise de vue : la mise sous tension de la caméra et l'enregistrement ; la notion de plan, d'échelle de plan, de mouvements de caméra, les postures de cadrage avec et sans pied, la prise de son. Ces fondamentaux sont appliqués directement à travers une série d’exercices pratiques, suivis d’une analyse collective des images et sons enregistrés.
Chaque équipe travaille ensuite à la préparation de son sujet, puis part en tournage, sans le formateur qui reste cependant disponible au local pour toute question ou problème rencontré.
Enfin, après chaque tournage, un débriefing permet de relever les points forts, les difficultés rencontrées et de d'affiner la méthode de travail en collectif.
- A chaud, l’impression générale des stagiaires du Pays Basque, c’est que cette pratique permet de développer un esprit de synthèse, d’être efficace en tournage, de privilégier un travail en coordination entre les membres de l’équipe, de prendre conscience de la nécessité de préparer son sujet.
Le tourné-monté ne se prête pas forcément à des sujets complexes. Une équipe a choisi le sujet de l’identité culturelle dans le festival, et s’est rendu compte que le format n’est pas approprié.
Le tourné-monté s’adapte bien à des sujets d’information simple. Il exige au minimum de déterminer une question clef que l’équipe va mettre en images, en l’accompagnant d’un entretien.
Les stagiaires découvrent à travers cette expérience, qu’un sujet préparé se réalise avec plus de souplesse, même si cette démarche n’exclut pas l’improvisation, (situations de tournage parfois inattendues).
Cette pratique pose la question de la représentation, du point de vue. Il pose les bases d’un travail futur plus complexe, sur des formats plus longs.




